2 mai – 5 mai 1945 : 28 moments du printemps 1945 (résumé partie 6)

La capitulation de Berlin – Mercredi 2 mai 1945

Au matin du 2 mai 1945, le chef de la défense de Berlin, le général Weidling, capitula devant les forces soviétiques.  Les soldats de la garnison de Berlin qui ne s’étaient pas enfuis se rendirent à l’ennemi. Le silence revint sur la ville et la population cachée commença peu à peu à sortir des ruines et des caves où ils attendaient la fin des combats. Plus de 300 000 soldats des fronts de Koniev et Joukov périrent dans la bataille de Berlin, ce qui en fait l’une de des opérations les plus difficiles et les plus sanglantes de la Deuxième guerre mondiale.

La jubilation s’empara vite des troupes soviétiques. Des feux d’artifice retentirent dans le ciel de Berlin et la bannière qui flottait sur le Reichstag fut déplacée sur le dôme. Cependant, dans toute cette euphorie, le commandement soviétique, qui ne croyait pas au suicide d’Hitler, n’oubliait pas de rechercher les dirigeants nazis. Pendant les recherches menées dans la Chancellerie, des corps brûlés furent retrouvés dans le jardin. Le couple Goebbels fut reconnu mais pas Hitler, laissant un doute sur son destin.

En Italie, les troupes allemandes capitulèrent. À San Francisco les principes d’égalité des droits de l’homme et d’autodétermination des peuples furent inscrits dans la Charte des Nations Unies.

 

Des larmes de joie dans les yeux – Jeudi 3 mai 1945

Le lendemain de la capitulation allemande, les commandants soviétiques arpentèrent les rues de berlin et les abords du Reichstag, découvrant les ruines laissées par la bataille. Les questions sur la suite de la guerre surgirent vite : les soldats pourraient-ils rentrer chez eux, se battraient-ils contre le Japon ? La fierté des combattants et la tristesse des pertes qu’ils avaient endurées se traduisaient par des larmes de joie dans leurs yeux.

Sur le front de l’ouest la résistance cessait et les Allemands se rendaient aux Américains et aux Britanniques. Sur l’Elbe des milliers d’hommes furent fait prisonniers chaque jour. À Washington l’humeur n’était pas aux félicitations mais au rappel à l’ordre : Truman demanda à Staline que des représentants français, anglais et américains soient présents à Vienne pour discuter des zones d’occupation.

 

La fierté des vainqueurs – Vendredi 4 mai 1945

Le 4 mai marqua la fin de la campagne du 2e front biélorusse de Rokossovsky. Le commandant éprouvait une immense fierté pour ses troupes et pour sa propre appartenance à une grande nation. Sur les routes d’Allemagne les soldats étaient accueillis par des cris de joie et de jubilation. Les soldats et officiers prisonniers étaient libérés : des Belges (dont le chef d’Etat-major général de l’armée), des Polonais, des Serbes, des Français,…

Le 4 mai, le haut commandement allemand ordonna à toutes les troupes allemandes du nord-ouest de l’Allemagne, du Danemark et des Pays-Bas de se rendre au maréchal Bernard Montgomery. La reddition fut rapidement acceptée par les Alliés. Mais la capitulation totale n’était pas encore à l’ordre du jour.

Alors que les armes étaient sur le point de se taire, le ballet diplomatique commençait. Les Occidentaux et Staline se déchiraient toujours sur la question du gouvernement polonais, Truman et Churchill refusant de reconnaître le gouvernement provisoire soutenu par Moscou. Le vaste territoire occupé par les Soviétiques à l’est de l’Europe inquiétait également les anciens alliés de Staline.

 

Le soulèvement de Prague – Samedi 5 mai 1945

Le 5 mai l’Etat-major soviétique apprenait une nouvelle surprenante. Répondant à un appel à la radio, la population de Prague, saisissant les armes, s’était soulevée contre l’occupant allemand. Les symboles nazis avaient été détruits pour être remplacés par les drapeaux tchécoslovaques, soviétiques et Alliés. Moscou décida alors d’accélérer son avancée vers Prague. Le général Koniev fut chargé d’informer le général Bradley que l’Armée rouge pouvait libérer Prague sans l’aide des Américains. La rencontre entre les deux commandants fut cordiale.

L’amiral Dönitz restait sur sa ligne : se rendre à l’ouest mais combattre jusqu’à la mort à l’est. Mais Eisenhower refusa que la capitulation ne soit pas totale. La victoire était proche et les trois dirigeants Alliés se mettaient d’accord pour annoncer simultanément le Jour de la Victoire.

À Berlin, deux cadavres brûlés furent découverts et identifiés grâce à leurs dentitions : il s’agissait des corps d’Adolf Hitler et d’Eva Braun.

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