28 avril – 1er mai 1945 : 28 moments du printemps 1945 (résumé partie 5)

Que la lumière soit – Samedi 28 avril 1945

Pour les résidents de la partie occidentale de l’URSS, le 28 avril fut un jour exceptionnel avec la suppression du black-out, une mesure de défense antiaérienne qui consistait à plonger un territoire dans l’obscurité totale. Le retour à une vie paisible commençait à s’organiser.

À Berlin, tout le pouvoir de la ville avait été transféré au commandement militaire soviétique qui exigeait, entre autres, que toutes les organisations liées au Parti national-socialiste soient dissoutes. Hitler, lui, espérait toujours qu’une percée soit possible. Ce soir-là il écrivit néanmoins son testament qui décrivait notamment le nouveau commandement allemand après son suicide et épousa sa maîtresse, Eva Braun.

À l’extérieur de la capitale, les combats se poursuivaient également. Le 2e front biélorusse avançait au nord-ouest le long de la mer Baltique et les troupes américaines entraient au camp de concentration de Dachau où l’horreur des wagons remplis de cadavres mêlés aux survivants les accueillit. En Italie, Benito Mussolini était exécuté avec sa maîtresse, Clara Petacci.

Sur la dernière ligne – Dimanche 29 avril 1945

Le 29 avril les combats au cœur de Berlin atteignirent leur apogée. Malgré la défense féroce des Allemands, les Soviétique, grâce à leur courage, réussirent à avancer quartier par quartier et se préparèrent à prendre le Reichstag… La dernière ligne de défense SS était la division française Charlemagne.

Dans le bunker, Hitler savait que la situation était désespérée. Il fut par ailleurs mis au courant du destin funeste de Mussolini et de sa maîtresse dont les corps avaient été pendus par les pieds sur une place de Milan. Cette nouvelle eût un impact sur lui et il réitéra son intention de mourir en exigeant que son corps et celui d’Eva Braun soient brûlés.

En Italie, les Allemands capitulèrent devant des officiers britanniques, américains et soviétiques. Il s’agissait de la première reddition allemande de la Seconde guerre mondiale. Cependant, les Alliés maintinrent le secret jusqu’au 2 mai, jour de la fin officielle des combats.

En Autriche, un gouvernement temporaire fut instauré avec le soutien des Soviétiques, au grand déplaisir des Occidentaux qui n’avaient pas été consultés par Staline.

 

Le drapeau de la victoire – Lundi 30 avril 1945

Dans le bunker, le 30 avril 1945, Adolf Hitler et Eva Braun firent leurs adieux. Le couple se seraient empoisonnés au cyanure, mais Hitler aurait également ordonné à l’un de ses hommes de lui tirer une balle dans la tête, craignant probablement que le poison ne fonctionne pas. Conformément aux ordres du Führer, les deux corps furent brûlés. La mort d’Hitler ne fut pas immédiatement rendue publique.

Le 30 avril 1945 est également le jour où le drapeau rouge de l’URSS flotta sur le Reichstag vaincu. Bien que les combats continuassent pendant plusieurs jours, la prise du Reichstag marqua la victoire symbolique de la Bataille de Berlin. Churchill et Truman ne félicitèrent pourtant pas Staline pour la prise du Reichstag. Ils étaient préoccupés par la reddition des Allemands en Italie et par l’influence croissante des Soviétiques, notamment en Autriche. À la Conférence de San Francisco, les négociations étaient menacées par les différends de plus en plus pressants entre les grandes puissances.

 

Le 1er mai – Mardi 1er mai 1945

Le 1er mai, le suicide d’Adolf Hitler fut rendu public à la radio allemande par l’amiral Dönitz qui était désormais Président du Reich et celui qui signerait la reddition de l’Allemagne. Mais tout le monde n’était pas prêt à abandonner. Ainsi, ce jour-là, Magda Goebbels empoisonna ses six enfants au cyanure avant de se suicider avec son époux. En fait, plusieurs habitants du bunker se suicidèrent alors que d’autres tentèrent de s’enfuir en ordre dispersé avant d’être capturés ou tués par les troupes soviétiques.

Churchill insistait auprès d’Eisenhower pour que celui-ci s’avance vers Prague pour éviter que les Soviétiques ne libèrent la Tchécoslovaquie. Prague était devenu le nouveau terrain de mésentente entre l’URSS et ses Alliés occidentaux.

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