La décoration des oeufs au coeur des célébrations de la Pâques orthodoxe

 

Ce dimanche 2 mai, les orthodoxes célébraient la fête de Pâques, la plus importante du calendrier religieux puisqu’elle célèbre la résurrection du Christ. La signification de la Pâques orthodoxe est la même que celle de la Pâques catholique, la différence de date n’étant due qu’au fait que les orthodoxes calculent la date de Pâques selon le calendrier julien et non selon le calendrier grégorien comme les catholiques.

Et les Russes n’ont pas leur pareil pour célébrer Pâques, comme le soulignait d’ailleurs le grand écrivain russe Nicolas Gogol qui affirmait qu’elle devait être fêtée obligatoirement en Russie, car l’évènement n’est célébré de la sorte nulle part ailleurs.

Les oeufs de Pâques – une tradition symbolique et ludique

Une des traditions les plus suivies de la Pâques orthodoxe, qu’on soit croyant ou non d’ailleurs, est la décoration des oeufs de Pâques.

Les oeufs sont en effet un incontournable de la tablée de Pâques en Russie. Les colorants sont traditionnellement d’origine naturelle et se déclinent dans la palette du rouge, en référence à l’œuf présenté par Marie-Madeleine à l’empereur Tibère pour annoncer la résurrection de Jésus.

Habituellement, la couleur rouge s’obtient à l’aide des pelures d’oignon bouillies. Ensuite, les artistes et les familles rivalisent d’imagination pour la décoration les œufs, moment ludique et créatif – y figureront les traditionnelles lettres ХВ, pour Христос Воскресе (Khristos voskres), le Christ est ressuscité en russe, ou différents motifs habilement dessinés.

Cette activité constitue une occasion à saisir pour passer un beau moment en famille avec les petits comme les grands puisqu’on peut même augmenter l’enjeu en se livrant à des compétitions avec les autres convives, par exemple en tapant les oeufs les uns contre les autres et en éliminant du jeu les oeufs cassés.

Les oeufs les plus précieux sont sans aucun doute les célèbres oeufs Fabergé, du nom du joailler de Saint-Pétersbourg Perre-Karl Fabergé (1846-1920) qui les offraient aux tsars Alexandre III et Nicolas II qui les offraient ensuite à leurs épouses respectives pour Pâques.

 

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